Composants E-learning

Ces ressources sont spécialement conçues pour les concepteurs e-learning qui ne sont pas formés à l’accessibilité numérique. Notre objectif est de leur fournir les outils et les méthodes nécessaires pour rendre leurs modules accessibles.

Le contenu que nous proposons couvre les composants natifs de Articulate Storyline et plusieurs approches pour intégrer l’accessibilité dès la phase de conception. Chaque concepteur pourra choisir la méthode qui lui convient le mieux.

Démarrage

Nous avons regroupé les informations en composants :

Chaque composant comprend

  • Bonnes pratiques d’utilisation du composant dans Articulate Storyline.
  • Directives d’accessibilité.
  • Interactions au clavier (ordre de tabulation, navigation et activation).

Réglages projet, à fixer avant toute production

  • Titre du cours explicite : il constitue le titre de la sortie publiée et le premier élément restitué à l’ouverture.
  • Langue du projet et des libellés du lecteur, cohérentes avec la langue du contenu. Un module francophone publié avec un lecteur en anglais est non conforme, et Storyline ne permet pas de déclarer un changement de langue sur une portion de texte : prévoir le traitement au cas par cas (voir onglet Citations).
  • Un titre unique et explicite par diapositive : il alimente le menu du lecteur et sert de repère à la restitution (voir onglet Titres).

Gabarits et ordre de restitution

  • Ordre de focus défini explicitement sur chaque diapositive et sur chaque calque (panneau « Ordre de focus », ruban Accueil), y compris pour les gabarits réutilisés.
  • Éléments décoratifs (fonds, cadres, filets, pictogrammes d’ambiance) systématiquement retirés de la restitution et de l’ordre de focus.
  • Point de vigilance structurel : l’ordre de focus est statique. Il se conçoit diapositive par diapositive et ne peut pas être modifié en cours d’exécution par un déclencheur ; il n’existe pas non plus d’action permettant de déplacer le focus sur un objet donné. Les comportements attendus à l’ouverture et à la fermeture d’un calque doivent donc être testés, non supposés.
  • Mouvement maîtrisé : aucune animation en boucle non contrôlable, aucun clignotement, transitions courtes et sobres.

Publication et environnement LMS

  • Publication au format web, avec le lecteur moderne : le module est diffusé par le lecteur Articulate et l’apprenant y accède depuis une page web, dans son navigateur. Le contrôle d’accessibilité se fait donc toujours sur cette page publiée, jamais sur le fichier source.
  • Test en environnement LMS réel et dans le navigateur utilisé par les apprenants : reprise de session, remontée des scores, ouverture des ressources externes dans une nouvelle fenêtre pour ne pas interrompre la session.
  • Nouveau contrôle après chaque montée de version de l’outil de conception et après toute republication d’un projet ancien : le lecteur et la structure sémantique de la page publiée évoluent d’une version à l’autre, sans garantie d’équivalence.

Note d’accessibilité et portée du score

Le score d’accessibilité communiqué pour un module produit à partir de ce design system est fourni à titre strictement indicatif. Il mesure la qualité d’application des recommandations de ce document, pas la conformité à un référentiel. Il ne constitue ni un résultat d’audit, ni une base suffisante pour publier une déclaration d’accessibilité.

Pourquoi le score est indicatif

  • Un module e-learning n’est pas un site web. Seule la part des critères du RGAA transposable à un module publié sous forme de page web est évaluée : équivalents textuels des images, couleurs et contrastes, médias temporels, structuration et présentation de l’information, liens, contrôles de saisie, navigation au clavier.
  • Les critères qui ne s’appliquent qu’à un site web sont écartés : ils portent sur des dispositifs que le module ne possède pas (navigation entre pages d’un site, plan du site, moteur de recherche, cohérence de gabarits inter-pages, éléments obligatoires de la page produite par le lecteur, cadres). Leur mise à l’écart est une exclusion de périmètre, pas une conformité acquise.
  • Une partie de la sortie publiée échappe au concepteur : elle est produite par le lecteur Storyline. Certaines exigences ne sont donc pas corrigeables au niveau du module et sont à signaler comme limites de l’outil, pas comme défauts de production.
  • Le calcul du score n’est comparable que d’un module à l’autre au sein de ce même périmètre. Il n’est pas comparable à un taux de conformité RGAA de site web, ni opposable à un tiers.

Référentiels utilisés

  • Aujourd’hui, aucun référentiel officiel ne traite spécifiquement de l’accessibilité des modules e-learning. Nous avons donc construit notre propre grille de test, en nous appuyant sur trois référentiels reconnus.
  • Le RGAA, en France, nous sert de base : c’est de lui que viennent notre méthode de test et la façon dont nous formulons les critères.
  • Le RAWeb, au Luxembourg, s’applique aux modules diffusés dans le pays. Comme il reprend la structure du RGAA, nous passons d’un référentiel à l’autre sans changer de méthode de test.
  • Les WCAG servent de socle aux deux référentiels précédents. Nous nous y référons chaque fois qu’une situation n’est pas prévue par eux, en particulier pour les composants interactifs propres au e-learning.
  • Nous n’avons gardé que les critères qui ont un sens pour un module publié avec Articulate Storyline ou avec Rise lorsque c’est lui qui fournit le lecteur de la formation. Cette grille reste un outil de travail, et elle n’est pas figée : elle ne remplace pas un référentiel officiel, ne permet pas de déclarer une conformité, et elle évolue avec les outils, les usages et les référentiels. Que vous soyez concepteur, formateur, apprenant ou spécialiste de l’accessibilité, vos remarques, vos corrections et vos retours d’expérience nous sont précieux : écrivez-nous à [email protected].

Ce que le score ne couvre pas

  • La plateforme LMS hôte, son lecteur SCORM, son catalogue et ses parcours : ils relèvent d’un périmètre d’audit distinct.
  • Les documents et ressources téléchargeables associés au module (PDF, supports, fiches) : ils font l’objet d’une évaluation propre.
  • Les contenus tiers intégrés (objets web, vidéos hébergées, iframes) et la qualité des ressources externes pointées par des liens.
  • La détermination du cadre légal applicable au dispositif. Selon le pays de mise à disposition et la nature de l’organisme, ce cadre diffère, et les obligations documentaires avec lui : ce point doit être qualifié avec l’équipe accessibilité avant toute communication publique d’un résultat, et la conformité d’un service numérique se démontre alors par une déclaration d’accessibilité adossée à un rapport d’audit, pas par un score.

Des questions ?

Contactez nous sur [email protected].